3504 est le nouveau nombre d'habitants de Lapalud,
Ce chiffre qui a été révélé par le dernier recensement. Ce chiffre est
définitivement arrêté et viendra s'ajouter à ceux qui sont renfermés
dans les archives municipales révélant ainsi une évolution de Lapalud
en dents de scie depuis sa naissance.

Nous avons parcourus les archives communales et nous avons relevé, ça et là différents recensements plus anciens, véritables témoins de l'évolution du village au fil des siècles.
- XVIème siècle: "800 âmes en âge de communion" est
le plus ancien chiffre retrouvé ayant rapport à un recensement.
- 1757 : 1 034 habitants Le village de Lapalud
devient très passager après la fin des travaux de la construction de
la route entre Lapalud et Mondragon (auparavant la route principale
passée par St Paul, Bollène et Mondragon).
Situé à la limite des états Pontificaux et des état du Roi de France,
au contact de deux provinces françaises (le Languedoc et le Dauphiné),
il est devenu un relais de poste. Des maisons sont construites le long
de la grande route formant le bourg neuf; bourreliers, charrons
réparent les véhicules. De nombreuses auberges se créent.
Son agriculture est aussi très prospère :
- La culture céréalière est très importante (seigle, orge..).
- Le vignoble tient une grande place.
- La culture de la garance pour teindre les vêtements en rouge, se
développa énormément.
- L'élevage du vers à soie fut la principale ressource du village qui
était recouvert par une forêt de mûriers.
Toutes ces activités font de Lapalud un village prospère et la
population augmente jusqu'en 1886:
1793 : 1 443 habitants
1801 : 1 529 habitants
1821 : 2 070 habitants
1831 : 2 315 habitants
1841 : 2 493 habitants
1851 : 2 586 habitants
1861 : 2 528 habitants
1871 : 2 505 habitants
1886 : 2 701 habitants
Mais au cours des années qui suivirent, la population diminua
fortement. De nombreuses causes en sont à l'origine :
- la récolte de la garance est remplacée par un produit chimique.
- l'importation de la soie de Chine puis l'arrivée de la fibre textile
artificielle entraînera la disparition de l'élevage du vers à
soie,
- la création de la ligne de chemin de fer (P. L. M.) enleva la
clientèle des diligences.
- la première guerre mondiale accentua ce déclin (sur 230 jeunes ayant
participé aux combats : 78 moururent et 100 furent blessés),
- beaucoup de jeunes partirent chercher du travail dans les grandes
villes.
1896 : 1 675 habitants
1901 : 1 629 habitants
1912 : 1 585 habitants
1936 : 1 215 habitants
Puis le village connut plusieurs nouveaux essors :
Grâce à la confection et la vente des balais
en sorgho dont la culture remplace celle de la garance.
En 1945, il est dénombré 30 fabriques de balais.
Puis le chantier pour la construction du Canal de dérivation du
Rhône Donzére et Mondragon attira nombreuses personnes sur le
village jusqu'à sa mise en circulation au cours de l'année 1952
1952 : 1 218 habitants
Ensuite l'installation du Commissariat à l'énergie Atomique au début
des années 60 sur le site de Pierrelatte
1962 : 1 477 habitants
1968 : 2 345 habitants
Enfin l'extension du site Nucléaire du Tricastin (COGEMA, centrale
E.D.F., EURODIF production SOCATRI...) dès 1973:
1975 : 2 260 habitants
1982 : 3 131 habitants
1989 : 3 366 habitants
1999 : 3315 habitants
C'est la fin des différents chantiers. En 1989, il y avait 350
personnes vivant en caravanes contre 35 actuellement. Le recensement
de l'année 99 permet donc de constater que la population se stabilise.