La Famille jullien

Thomas Prosper Jullien
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Thomas Prosper Jullien (1773-1798)

Né le 21 décembre 1773 à Lapalud, intègre, en 1789 à 17 ans, la garde nationale de Lapalud qui vient d'être créée.
A 19 ans, il devient sous-lieutenant au régiment d'Aquitaine le 12 janvier 1792 qui devient ensuite le 35ème RI. 6 mois plus tard, il devient lieutenant (1792) et remplace St Hilaire.
Au siège de Toulon (septembre - décembre 1793), Thomas Prosper rejoint Bonaparte comme lieutenant du 34ème régiment d'infanterie et prend le commandement des chasseurs du deuxième bataillon. Il devient ensuite capitaine adjoint de l'adjudant général St Hilaire le 25 août 1794.

Campagne d'Italie :

Avec St Hilaire, il rejoint l'armée d'Italie. Il rejoint alors l'Etat Major à Milan.
Le 7 septembre 1796, Prosper se distingue au passage des gorges de Brenta où il sera cité par Bonaparte en même temps que Duroc et Augereau, frère du général Augereau.
Le 5 octobre 1796, il passe capitaine commandant de la 75ème demi-brigade. Bonaparte l'attache à son état major et à ce titre le jeune Prosper a plusieurs fois l'occasion de se rendre au domicile du général en chef, rue Chantereine. Il escorte Joséphine de Milan à Paris avec Junot et Louis Bonaparte.
En 1797, Bonaparte le choisit pour accompagner Marmont dans son ambassade à Rome, afin d'y rencontrer le pape Pie VI, en pensant que cet officier de belle prestance possède les qualités de donner l'idée la plus avantageuse de l'armée française aux romains.
Le 9 Avril 1797, il devient aide de camp de Napoléon Bonaparte mais la campagne d'Italie prend fin avant qu'il ait pu entrer en fonction.
Campagne d'Egypte : Le 19 mars 1798, il part pour l'Egypte et embarque avec Bonaparte sur "l'Orient" en tant qu'aide de camp.

L'affaire d'Alkam

Le 30 juillet 1798,il part pour Alexandrie, escorté par une quinzaine d'hommes de la 75ème demi-brigade, portant des lettres adressées à l'amiral Brueys «lui ordonnant de se mouiller immédiatement dans le Port-Vieux ou de se réfugier à Corfou», et aux généraux Kléber et Menou. Il est massacré avec son escorte par les habitants du village d'Alqam (ou Alkam) peu de temps après, certainement le 2 août.

En 1803, fidèle au souvenir, l'empereur Napoléon demanda à Simon Louis Boizot (1743- 1809), de faire un buste de son aide de camp. Celui-ci sera réalisé en marbre, d'une hauteur de 0.63m, pour une largeur de 0.43m et d'une profondeur de 0.32m. Ce buste sera exposé dans la salle des maréchaux aux tuileries, pendant toute la duré de l'Empire, et est actuellement exposé à Versailles, aile du midi.

D'après un document de Laurent Jullien

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