Louis Joseph Victor Jullien (1764-1839)
Général d'Empire, Préfet du Morbihan, Maire de Lapalud.Les premières années de Louis Joseph Victor se passent à Lapalud,
au château des Frémigières et dans la maison que les Jullien possèdent
dans le village, derrière l'église : la maison Brézun (le Portalet)
Très doué pour les études, il manifeste, à la désolation de sa mère, une
indifférence croissante pour l'enseignement religieux. On raconte même,
qu'il allait faire cuire des côtelettes le vendredi dans les bois des
Blâches (Dauphiné), époque où il n'était pas conseillé, de manger ce
jour-là de la viande en terre papale.
Condisciple de Bonaparte (école d'Artillerie) 1781
Ses parents ayant obtenu une bourse du roi, le jeune Jullien
poursuit sa formation au collège de Brienne. C'est là qu'il fait
connaissance, en 1779, avec un camarade plus jeune que lui qui deviendra
plus tard son ami, puis son protecteur.
Le nouveau est un boursier d'une dizaine d'années. Il parle avec un
accent bizarre, ce qui accroît l'étrangeté de son nom quand il le
prononce Napoléoné Buonaparté. Tous deux suivent un itinéraire parallèle
: école d'artillerie de Metz , régiment de La Fère, en garnison à
Valence (pour parfaire leur formation d'artilleur) , Douai puis à
Auxonne (ils poursuivent leur formation à l'école de théorie et de
pratique).
Admirateurs des "Lumières" (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot)
Avec Bonaparte et d'autres lieutenants, il s'adonne d'une part à
l'étude, (il acquiert une solide formation juridique), d'autre part à la
fréquentation de milieux dans lesquels les idées nouvelles font leur
chemin. II est séduit par les théories naturalistes de Rousseau et par
la philosophie rationaliste de Voltaire. Il accueille favorablement les
idées d'égalité et il commence à manifester des attitudes irréligieuses
qui ne feront que se développer tout au long de son existence.
Bonaparte effectue de nombreux séjours en Corse et il
lui arrive aussi de s'arrêter à Lapalud et de rendre visite à son ami
Jullien. Un soir, Bonaparte, vient frapper à la porte de la famille
Jullien. Surpris par la nuit, il ne peut traverser sans arme le bois des
Blaches. On le fait entrer, se restaurer et se réchauffer puis Bonaparte
se remet en route muni de deux pistolets qu'il rendra d'ailleurs
scrupuleusement.
Partisan convaincu de la République
Jullien commence sa carrière dans les armées de Louis XVI.
Conscient de sa valeur, Jullien se rend compte que le titre nobiliaire
que lui lèguent ses parents ne lui vaut que de minimes avantages : il
abandonne la particule et signe simplement Jullien et non plus Jullien
de Bidon.
La Révolution trouve en lui un partisan convaincu. Loin de songer à
émigrer, il est prêt à défendre les idées nouvelles et à se battre pour
faire triompher la République.
Il reste très attaché à son village natal et il est
membre actif de la société jacobine qui regroupe tous les lapalutiens
désireux de s'associer au grand mouvement qui bouleverse la France. Il
participe à la rédaction des cahiers de doléance.
Il met sur pied une compagnie de garde nationale et se charge de la
formation militaire des jeunes recrues
Témoin de la naissance de " la Marseillaise " aux côtés de Rouget de l'Isle
Pour combler les vides creusés par l'émigration, on doit procéder
à une promotion accélérée de jeunes officiers. Jullien est ainsi nommé
capitaine (1791). Il est affecté à l'armée du Rhin. Il est en garnison à
Strasbourg quand la France déclare la guerre à l'Autriche.
Les membres de l'état major de l'armée du Rhin dont Jullien fait partie
se réunissent assez fréquemment chez le Maire de la ville, Diétrich.
Parmi eux, se trouve Rouget de Lisle. C'est lui qui, à la demande du
Maire, compose en 24 heures les paroles et la musique d'un chant
patriotique qu'il intitule "Chant de guerre de l'armée du Rhin". Jullien
fut l'un des premiers auditeurs de la Marseillaise.
De nouveaux grades
Le capitaine Jullien, prend part aux combats sur la frontière de
l'est où il a l'occasion de se distinguer à plusieurs reprises sur les
champs de bataille. Sa brillante conduite lui vaut d'être proposé pour
le grade d'adjudant général chef de bataillon.
En 1794, ses qualités se confirment à Germersheim
(place fortifiée).
II se distingue au feu, et il est promu Adjudant-Général Chef de
Bataillon, puis Adjudant-Général Chef de Brigade en 1795 : il a trente
et il participe aux campagnes de l'armée du Rhin et Moselle, placée sous
les ordres du général Moreau
Un ardent patriote
Un certificat signé par les généraux de l'armée du Rhin fait état
de "son patriotisme le plus prononcé et son attachement le moins
équivoque aux principes de liberté et d'égalité qui sont la base de la
Constitutionnel de la République française".
La société populaire de Germersheim lui délivre un certificat précisant
que le sans - culotte Jullien "a toujours donné les preuves du
plus pur et du plus ardent patriotisme".
La Société des Amis de la liberté et de l'Egalité de Lapalud établit un
certificat de civisme.
Le Maire de Lapalud déclare que son compatriote s'était toujours
distingué pour ses vertus et son civisme.
La campagne d'Egypte
Jullien va vivre une dernière aventure militaire
avec Bonaparte lors de l'expédition d'égypte.
Le général en chef de l'armée d'Italie, auréolé de gloire par ses
éclatantes victoires, connaît une extraordinaire célébrité.
Le Directoire, jaloux de la popularité de ce jeune général qui se mêle
de politique s'efforce de l'éloigner. Bonaparte se refuse à une
tentative de débarquement en Angleterre et propose d'attaquer les
anglais sur un autre front en partant à la conquête de l'Egypte.
Le 17 mars 1798, Bonaparte demande au Ministre de la
Guerre d'envoyer l'adjudant général Jullien à Marseille comme chef
d'état major à une nouvelle division placée sous le commandement du
général Reynier.
Le 19 mai 1798, la flotte réunie à Toulon lève l'ancre.
400 navires mettent à la voile ; ils transportent 10 000 marins et 38
000 soldats.
Jullien a tout d'abord participé à la conquête de Malte, puis au
débarquement d'Alexandrie, aux opérations dans le delta du Nil et, en
juillet 1798, à la bataille des Pyramides où il se distingue encore.
Mais il est bientôt désigné par Bonaparte pour prendre le commandement
de la place et de la province de Rechid, plus connue sous le nom de
Rosette, située dans le delta sur le bras occidental du fleuve.
C'est un commandement à la fois territorial et opérationnel et il peut y
déployer ses talents de pacificateur, d'organisateur et
d'administrateur. Avec un sens aigu de l'humain, il rétablit la paix
dans cette province plus par la persuasion que par la force.
Pour tenir la ville de Rosette et ses 12 000 musulmans, il ne dispose
que de 215 hommes.
En alternant manière forte et mesures d'apaisement Jullien s'efforce de
maintenir l'ordre.
La pierre de Rosette
C'est en faisant remettre en état un ancien fort au nord de la
ville qu'un sapeur dégagea une stèle de basalte noir connue sous le nom
de "pierre de Rosette".
Un texte a été gravé sur cette dalle 2000 ans
auparavant, en trois langues, en grec, en démotique et en hiéroglyphes.
C'est l'étude de ces inscriptions qui permettra à Champolion, en 1822,
de déchiffrer les hiéroglyphes.
Refus d'obéissance puis triomphe militaire
Les anglais persuadent les turcs d'intervenir et de participer à
l'anéantissement de l'armée française d'orient. Les turcs débarquent à
Aboukir. Le général Marmont donne l'ordre à tous les commandants de
province d'abandonner leurs positions et de venir le rejoindre à
Alexandrie. Au risque de compromettre sa carrière, Jullien décide
d'ignorer cet ordre et se refuse à évacuer Rosette. Il prend
courageusement une très grave décision, véritable acte d'insubordination
militaire et qui aura pu avoir des conséquences les plus dramatiques
pour lui.
Mais il fournit les approvisionnements nécessaires (vivres et munitions)
pour venir en aide aux 18 000 combattants de Bonaparte. La résistance
momentanée de Jullien permet à Bonaparte d'organiser une
contre-offensive et de sauver une situation jugée désespérée.
L'expédition d'égypte prend fin et les troupes sont rapatriées ainsi que
l'Adjudant-Général Jullien. Il fait naufrage pendant la traversée mais
il est recueilli par un bateau anglais. Jullien
débarque en France en mars 1801 et se rend aussitôt à Lapalud qu'il n'a
pas revu depuis plus de trois ans.
Préfet du Morbihan
A son retour d'Egypte, Jullien séjourne plusieurs mois dans sa
famille. En juillet, il se rend à Paris à la recherche d'une
affectation. Le Premier Consul, Bonaparte installe un nouvel ordre
social : A la tête de chaque département, un fonctionnaire, le préfet
qui concentre tous les pouvoirs.
Bonaparte connaissait Jullien de longue date. Il avait apprécié la
maîtrise avec laquelle il avait su gérer une province occupée en Egypte.
Il a jugé préférable de l'utiliser dans l'administration civile et ainsi
de la retirer des cadres de l'armée et d'en faire un préfet. Il
élève Jullien au grade de général de brigade et le nomme préfet du
Morbihan. .
Les difficultés qui attendent Jullien sont de nature à décourager un
homme moins résolu. Le Morbihan reste très singulier par son mode de
vie, la persistance de la langue bretonne et surtout l'état
d'insurrection dans lequel il est plongé.
C'est en effet l'époque de la "grande chouannerie" dont Cadoudal
est le personnage central. En prenant ses fonctions, le nouveau préfet
se trouve confronté à une conjoncture économique catastrophique.
L'agriculture est déficiente, l'industrie et le commerce sont ruinés par
le blocus anglais, les voies de communication sont insuffisantes. La
misère du petit peuple est affreuse ; la sous-alimentation, le défaut
d'hygiène, le manque de médecins ont pour conséquence une dramatique
surmortalité.
Comte de l'empire
L'Empereur, en effet, savait se montrer généreux envers un
fonctionnaire aussi fidèle, aussi loyal et aussi zélé.
En 1803 Jullien est promu Général de Brigade: il cumule
la solde de ce grade avec son traitement de préfet.
En 1804, il est fait Commandant de l'Ordre tout récent
de la Légion d'honneur.
Le 2 décembre 1804, il est invité aux cérémonies du
couronnement.
En 1805, il est nommé Conseiller d'état, tout en
restant préfet.
En 1809, il est fait comte de l'Empire.
Les armoiries qui lui sont attribuées résument les grandes étapes de la
carrière de Jullien. Les figures héraldiques qui les composent sont
faciles à interpréter. Un lion symbolise la force et le courage
militaires, un ours évoque ses combats dans la Forêt Noire, un palmier
rappelle sa brillante conduite en Egypte et enfin, l'hermine de Bretagne
marque la fonction administrative du Préfet de Vannes.
Riche propriétaire à Lapalud
De sa lointaine préfecture, par l'intermédiaire de son fondé de
pouvoir, Jullien, passionné d'économie rurale, gère avec vigilance ce
patrimoine foncier toujours accru. Le général, qui s'intéresse à
l'élevage, possède à Lapalud un important troupeau de moutons.
Il charge son beau-père d'effectuer des prélèvements sur les revenus de
ses propriétés pour secourir les pauvres de Lapalud. Il loge ses soeurs
dans ses domaines et les aide pécuniairement
Sa vie familiale
Tout en poursuivant sa carrière et en affermissant sa situation,
Jullien s'occupe activement de sa famille.
En 1804, il s'occupe personnellement de trouver un mari
pour sa soeur Félicité : Théodore Brézun
En 1805, enfin, il se marie à son tour avec la fille de
son ami le notaire Gauttier. Le général a largement dépassé la
quarantaine et Cécile Gauttier n'a que 20 ans.
Il installe à la préfecture de Vannes, non seulement sa femme, mais
aussi sa mère, sa soeur, son beau-frère auquel il procure un emploi dans
le Morbihan dans l'Administration des Impôts.La veuve d'Auguste Jullien
a également quitté Saumur pour rejoindre la famille avec son jeune fils.
La petite communauté familiale vit en bonne harmonie, associée à la
bonne fortune du général, se pliant à sa haute autorité quelque peu
despotique. Néanmoins , il éprouve cruellement la déception de ne pas
avoir d'enfant. Par contre les Brézun ont quatre enfants chez les
Brézun. L'un d'eux, Auguste, sera le père de Paul Brézun que les
lapalutiens plus âgés ont bien connu à Lapalud où il a résidé de longues
années et où il est mort en 1921.
La chute de l'Empire
La Grande Armée, décimée en Espagne et dans les plaines russes ne peut
contenir la poussée des armées des puissances coalisées, la France est
envahie. L'abdication de Napoléon ramène les Bourbons au pouvoir. Dans
un premier temps, Louis XVIII ne peut démanteler les solides structures
administratives mises en place sous le Consulat et l'Empire et Jullien
reste provisoirement à son poste.
A la fin juillet 1814, Jullien est rayé du tableau des
conseillers d'Etat et il est remplacé à la Préfecture de Vannes par le
comte Floirac.
N'ayant rien obtenu des nouveaux dirigeants, Jullien, amer et déçu,
décide de se retirer dans ses terres, à Lapalud. Suite au retour de
Napoléon qui a quitté l'île d'Elbe en mars 1815 le comte Jullien
réintègre la tête du Morbihan.
En Juillet 1815 après la défaite à Waterllo, il se
retire définitivement à Lapalud où il va passé les vingt quatre
dernières années de sa vie.
On lui accorde une pension de général de Division.
La retraite à Lapalud
De la chute de l'Empire à l'avènement de la Monarchie de Juillet la
commune de Lapalud est administrée par une municipalité royaliste
apparentée au parti ultra.
Le général n'est pas assuré de pouvoir conserver ses propriétés. Les
éléments d'extrême droite au pouvoir voudraient restaurer la situation
d'avant 1789 et il est question de déposséder les acquéreurs de biens
nationaux, pour les restituer à leurs anciens propriétaires. Ce projet
s'avère vite irréalisable et Jullien s'installe dans ses terres. Il va
mener désormais l'existence d'un riche bourgeois exploitant ses
domaines, à l'écart de la vie publique.
Jullien n'a rien perdu de sa combativité mais il n'est plus en position
de force et il va devoir s'enfermer dans une farouche résistance
passive. Pourtant, il ne cache pas son opposition à l'égard du parti
royaliste et clérical qui dirige la vie publique de Lapalud.
Le général dispose de puissants moyens financiers. Sa gloire passée lui
vaut de jouir d'un prestige évident auprès de ses concitoyens et, sa
forte personnalité en impose même à ses adversaires. Il entre en lutte
ouverte avec maire et le curé de Lapalud et fait interrompre les travaux
d'agrandissement de l'église ...prétendant que le terrain lui appartient
et que les nouveaux bâtiments vont gêner l'accès des voitures à la cour
de sa maison. Il obtient un arrêté du Ministère de l'Intérieur qui
suspend les travaux. Pendant trois ans, le général et la Municipalité
vont s'affronter.
Finalement on modifia les plans, on refit les devis et on s'orienta vers
un compromis.
En 1830, la Révolution chasse les Bourbons, élimine les
ultras et ramène le drapeau tricolore. La Fayette fait adopter un
nouveau régime, la monarchie de juillet et un nouveau roi, Louis
Philippe 1er. Jullien accueille favorablement cette accession au pouvoir
de la bourgeoisie libérale qui promet de revenir aux grands principes de
1789.
Le 19 Août 1830 le Préfet du Vaucluse le nomme maire de
Lapalud. Peu après, déçu par la politique de Louis Philippe il abandonne
ses fonctions. Il se retire alors de la vie publique.
Avec le dynamisme que nous lui connaissons, Jullien entreprend sans
tarder d'exercer ses fonctions, Il prend aussitôt des mesures qui
portent clairement l'empreinte des principes d'autorité et de discipline
chers au général et qui permettent d'évoquer l'ancien préfet du
Morbihan, soucieux d'assurer l'ordre et de garantir la sécurité des
personnes et des biens.
Jullien poursuit son action de réorganisation de la commune. Il
constitue un conseil municipal rénové et il embrigade 270 hommes pour
former la garde nationale de Lapalud. La situation de l'emploi devenant
préoccupante, il décide d'entreprendre des travaux d'urbanisme pour
occuper les chômeurs. On plante des mûriers tandis qu'on arrache ceux de
la promenade pour les remplacer par des platanes. On creuse des fossés
d'évacuation des eaux pluviales.
Mais en mai 1831, Jullien assiste de moins en moins aux séances du
conseil municipal. Il se désintéresse de plus en plus des problèmes de
la commune et, à, la fin de l'été, il se démet de ses fonctions.
Après avoir réglé quelques grands problèmes intéressant le village
auquel il était attaché (ordre public, sécurité et salubrité publiques,
travaux d'embellissement) il pouvait trouver dérisoire de devoir
s'occuper de questions mineures concernant des délits de chasse, des
vols de poules, l'adjudication du poids public ou le balayage des rues.
Ayant rompu avec la vie publique, Jullien se retire définitivement au
sein de sa famille qu'il régente comme un patriarche craint et respecté.
Le château de Kerchène
Il gère de très près ses exploitations agricoles. Il fait construire un
petit château qu'en souvenir de la Bretagne, il appelle Kerchène, la
maison des chênes. La construction dont le plan et l'architecture
rappellent l'hôtel de la Préfecture à Vannes est achevée en 1821. Il
cède la jouissance de la maison familiale aux Brézun et il rassemble
près de lui les neveux et les nièces qui remplacent les enfants qu'il
n'a pu avoir.
Le général Jullien est mort à Kerchène le 19 mai 1839,
âgé de soixante-quinze ans.
Il est inhumé dans le parc du château. A la vente du domaine, ses restes
sont transportés au cimetière, dans le caveau de famille des Brézun. Le
monument qui avait été élevé sur sa tombe fut également déplacé. On peut
y lire cette simple inscription "Ci gît le général comte Jullien".
Les années s'écoulent. Les familles se dispersent. Les souvenirs
s'estompent et l'histoire suit son cours. Le coup d'état du 2 décembre
1851 ramène les Bonaparte.
En 1858, les autorités civiles à Lapalud manifestent avec éclat des
sentiments violemment bonapartistes. En Août la municipalité organise
une cérémonie pour honorer la mémoire des héros de la Grande Armée. Se
souvenant du Général Jullien, son adversaire l'abbé Rose, curé de
Lapalud refuse de s'associer à la manifestation et interdit l'entrée de
l'église aux participants.
En 1862, le Conseil Municipal décidait de changer le nom du lieu dit "Portail
d'en Haut" en celui de "Cours Général Jullien" pour "transmettre
â la postérité la plus reculée le souvenir de ce génie militaire" et que
les générations futures puissent s'enorgueillir que Lapalud "ait
donné le jour à une célébrité de premier ordre"
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